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Kristoffer Zegers
Electroshocks
Kristoffer Zegers est né le 27 décembre 1973 à Breda, en Hollande. En 1992, il a débuté ses études en composition au Conservatoire Royal de La Haye où il a étudié avec de nombreux professeurs tels que Gilius van Bergeijk, Jan Boerman, Clarence Barlow, Didrik Wagenaar, Martijn Padding et Louis Andriessen.
Zegers compose de la musique de chambre, ainsi que des pièces pour solistes, mais son domaine de prédilection est la musique électronique pour bande et orchestre. En 2002-2003, il a construit à Brabant (sud de la Hollande) son propre studio électronique, et depuis, il enseigne à de jeunes étudiants l’art de créer des formes musicales et des paysages sonores grâce à l’utilisation de programmes informatiques. En 2002, il a composé une pièce pour quatre saxophones, intitulée Venlafaxine, qui tente de dépeindre en musique le sentiment de folie et de défaillance du cerveau causé par la prise d’antidépresseurs. Cette année, Zegers a écrit Horologium Oscilatorium pour l’Ensemble De Ereprijs (Pays-Bas), une pièce intégrant contrepoint, rythmes rapides, structures tonales et voix mixtes. La toute dernière pièce au catalogue est un quatuor pour quatre trompettes qui parle du chant des oiseaux. Ces chants se mêlent à la bande électronique sur laquelle se trouvent également des sons électroniques de trompette. Zegers travaille présentement à l’élaboration d’une autre œuvre, intitulée Natte Oren, pour le laboratoire de musique de Brabant. Pour ce projet, on a demandé à Zegers de fabriquer une espèce de cirque musical avec différents jouets sonores.
La musique de Kristoffer Zegers est jouée aux Pays-Bas et elle est aussi fréquement entendue à la radio nationale et internationale (États-Unis, Danemark, Belgique, Allemagne, Norvège, etc.). En 2001, Zegers a donné des classes de maître au Conservatoire Royal de La Hague.
Electroshocks (2003)
pour huit saxophones (SSAATTBB) et bande
La première pièce pour quatuor de saxophones de Kristoffer Zegers, commandée par le quatuor Kohinor, a été très fréquemment interprétée. À la suite de ce succès, le November Music International Festival demandait au compositeur d'écrire une nouvelle oeuvre, cette fois pour huit saxophones. La première des deux oeuvres s'intitulait Venlafaxine, du nom d'un antidépresseur que prenait Zegers au moment de la composition, celle-ci voulant rendre compte des effets de la médication.
Lorsque November Music donna carte blanche à Zegers en l'incitant à écrire l'oeuvre qu'il avait toujours voulu écrire, le mot Electroshocks s'est imposé. Ce titre provocateur peut être compris de deux façons. Tout d'abord, comme un clin d'oeil à sa première pièce pour saxophone, les électrochocs ayant été un autre traitement contre la dépression; on peut également le comprendre comme l'expression du désir du compositeur de mettre les auditeurs autant que les interprètes sur la chaise électrique, afin de leur donner un agréable choc...
Electroshocks utilise le contrepoint et se sert d'une esthétique minimaliste sans toutefois l'être réellement. Ici, chaque accord est différent du précédent, même s'il semble se répéter encore et encore.
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