Zack Settel

Ball Jam
Sheefa Variations
Punjar

Zack Settel (New York, ÉU, 1957) a étudié au California Institute of the Arts (CalArts, Valencia, ÉU) avec Leonard Stein et Morton Subotnick (baccalauréat en composition), et avec Mel Powell (maîtrise). Il détient également un doctorat de l'Université de Montréal. À l'automne 1986, il s'installe à Paris. Il a travaillé à l'IRCAM d'abord à titre de boursier de la fondation Fulbright et, l'année suivante, du gouvernement français. Il a par la suite été   assistant musical dans cette institution jusqu'en 1995. De retour Amérique du Nord en 1997, il a enseigné à l'Université McGill où il fut en charge du secteur Music Technology. Il fut par la suite professeur invité à l'Université de Monréal en 2001-2002. Les oeuvres de Zack Settel font le plus souvent appel au traitement numérique en temps reel. Il a composé plusieurs oeuvres pour le concert, le théâtre, l'opéra, la danse et les médias (film, vidéo et télévision). Il a travaillé avec plusieurs ensembles notamment l' Ensemble Intercontemporain (Paris),   Le Nouvel   Ensemble Moderne, Zeitgeist (Minneapolis),  le California Ear Unit (Los Angeles) et la compagnie Chants Libres pour laquelle il compose notamment la musique de l'opéra L'enfant des glaces. Il est fondateur de la compagnie zeep.com qui développe des logiciels de production musicale.

Ball Jam (2011)
Pour quatuor de saxophones en mouvement et dispositif électronique interactif.

La pièce emploie des techniques utilisées pour les applications de réalité augmentée. L’espace réel d’interprétation est recouvert d’une couche audiovisuelle virtuelle, où les sons du quatuor sont capturés, traités et émis dans l’espace d’interprétation par des enceintes environnantes. Utilisant des modèles physiques pour le mouvement, les sons joués par les interprètes sont capturés et « attachés » à des objets bondissants qui sont mis en mouvement dans la couche virtuelle. Un écran de projection au-dessus des musiciens sur scène fournit une représentation de la couche virtuelle, où les objets-sons bougent dans l’espace d’interprétation.

De cette manière, la musique jouée par les interprètes peut physiquement se regrouper et se réorganiser dans l’espace d’interprétation. Chaque note, ou groupe de notes joué, devient détaché de la séquence de notes jouée par l’interprète. À la manière de particules, ces notes rebondissent dans l’espace d’interprétation, et finissent par être immobiles, jusqu’à être remises en mouvement un peu plus tard par le mouvement des musiciens sur scène. La forme de l’oeuvre est assez librement canonique, puisque des éléments musicaux déjà joués peuvent être recombinés avec d’autres éléments (déjà joués ou nouveaux), produisant de nouvelles juxtapositions de mélodies et de rythmes.

La partition inclut de l’information chorégraphique pour coordonner durant l’oeuvre la position du musicien avec le mouvement. Plusieurs zones, localisées sur la scène, sont utilisées pour coordonner la capture des sons des interprètes avec l’application du mouvement du musicien vers des objets-sons à proximité. Ainsi, il y a une relation prédéterminée entre ce que joue le musicien et où et quand il ou elle le joue.

Au bout du compte, l’oeuvre s'inspire librement des travaux de Steve Reich,faisant usage d’éléments répétés et de relations phrasées, mais dans un contexte spatial au sein duquel les périodicités géométriques dans l’espace physique (telles
que des murs opposés) peuvent avoir des manifestations sonores.

Ball Jam est une commande de Quasar réalisée avec l'appui financier du Fonds de dotation Quasar. Création le 19 février à l'Agora de la danse dans le cadre du Festival Montréal Nouvelles Musiques.

Sheefa Variations (2007)
Pour quatuor de saxophones et traitement numérique

Commande de Quasar, Sheefa Variations est une oeuvre explorant la composition et la virtuosité dans une pièce musicale enrichie par des incrustations électroniques. La partie électronique sert à donner une présence accrue à l'accompagnement rythmique, ainsi qu'à agrandir la ligne mélodique dans certains passages. Pas plus.

Punjar
pour saxophone soprano et traitement numérique

Dans Punjar, l'électronique est utilisé pour accroître le registre timbral de l'instrument ainsi que pour permettre un accompagnement basé sur le matériel sonore joué en direct. Pratiquement tous les sons sont issus et/ou modifiés selon le jeu de l'interprète. Ce concept d'un « ensemble joué par un seui interprète » est inspiré du travail de John Cage, notamment dans les Sonates et interludes pour piano préparé (1946-48).

 


Ball Jam : extraits

Ball Jam : Comment ça fonctionne ?

Ball Jam : Ateliers de création


Ball Jam, photo : Bruno Massenet

Punjar